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Réchauffement sur pellicules
jeudi, 29 janvier 2009
/ Karen Bastien
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Comment sensibiliser des millions de personnes au changement climatique ? En affichant ses flagrants délits autour du monde.
Elle tourne autour de la Terre depuis 2005. Et ne semble pas près de s’arrêter. L’exposition NorthSouthEastWest a déjà atterri sur Trafalguar Square à Londres (photos ci-dessus), au Yemen, au Mexique, en Australie, dans les rues de Bruxelles, au festival anglais de Glastonbury, dans le musée des Sciences de Ljubljana en Slovénie… Plus de 100 villes ont déjà accueilli ses grands cubes couverts de photos, de graphiques, de planisphères et de textes d’experts. Des millions de personnes ont ainsi pu virtuellement être transportées au milieu de réfugiés climatiques, dans des villes asiatiques irrespirables à cause de l’air pollué, mais aussi au coeur d’écoquartiers qui misent sur l’efficacité énergétique ou la capture du carbone.
Le choix de poser cette exposition en plein coeur des villes n’est pas anodin. Alors que la majeure partie de la population mondiale vit en milieu urbain – en 2008, pour la première fois de l’histoire, plus de la moitié de la population du globe y était recensée –, il est impossible de mettre un terme aux changements climatiques sans modifier en profondeur le mode de fonctionnement des cités et mégalopoles. Le British Council et le Climate Group défendent donc le projet « ZeroCarbonCity » ou « ville sans carbone ». « Ce n’est pas juste une grande idée, il s’agit d’un objectif concret. Il suffit pour cela de jeter un oeil aux initiatives novatrices imaginées par les communautés locales pour adapter leurs styles de vie, partout dans le monde », conclut Steve Howard, directeur général du Climate Group.
Le site de l’exposition
Extraits du livre North South East West
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